Cette phrase lancée par Sarkozy, lors de la réunion publique du conseil général qui se tenait aujourd'hui à Nanterre, montre bien la mauvaise foi voire le cynisme du chef de l'exécutif départemental.
D'un côté, il vantait le chiffre de 25% de logements sociaux dans les Hauts-de-Seine (plus qu'à Paris, soulignait-il); de l'autre, il reprochait aux villes communistes d'avoir de quoi loger des familles à revenus modestes.
Or, si l'on atteint ce chiffre à l'échelle du département, c'est bien grâce à elles (55% à Nanterre, 63% à Gennevilliers...) et ces dernières ne demandent qu'une chose, c'est que les efforts soient partagés.
Même rhétorique pour les hébergements d'urgence, il se dit satisfait des 4380 places existantes en oubliant de préciser où elles se trouvent.
En matière de logements insalubres (26.000 dans les Hauts-de-Seine), il a souligné que ce problème relève de la responsabilité des maires. Les Villes peuvent passer des conventions avec le département pour lancer un plan de résorption. Pour l'instant, seules deux villes ont signé une convention à savoir Clichy et Gennevilliers.
Enfin, il n'a pas ménagé ses attaques contre la politique du logement à Paris en oubliant sans doute que Bertrand Delanoë n'est en place que depuis 2001. Sa phrase-clé : "Quand on se regarde, on s'inquiète; quand on se compare, on se rassure."
Il a raison de s'inquiéter...

