Dans le Parisien Hauts-de-Seine d'aujourd'hui, le maire UDF de Sceaux Philippe Laurent, vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine, vice-président de la communauté d'agglomération des Hauts-de-Bièvre et président de la commission des finances de l'Association des Maires de France, donne son opinion sur le vote électronique :
A Sceaux, la décision de renoncer vient d'être prise alors même que la somme de 130.000 euros pour l'achat des machines était inscrite au budget. Pour justifier sa décision, le maire UDF, Philippe Laurent, met en avant plusieurs arguments dont deux notables, l'un financier, l'autre technique. S'appuyant sur une note du centre d'analyse stratégique, l'élu considère l'attitude de l'Etat pour le moins ambiguë : "En 2004, quand les premières machines ont été utilisables, l'Etat attribuait une subvention de 800 euros par machine vendue aux alentours de 4.600 euros. Aujourd'hui, elle est tombée à 400 euros", relève l'élu. "Et alors que l'ensemble des adjoints étaient convaincus de l'intérêt de l'utilisation de telles machines, l'enthousiasme est retombé après deux ou trois réunions d'information avec les services du ministère de l'Intérieur. On avait l'impression qu'ils n'y croyaient pas eux-mêmes. Nous avons donc renoncé." Philippe Laurent met aussi en avant la fraude éventuelle, les dysfonctionnements et l'impossibilité pour l'électeur de vérifier le bon déroulement du vote : "Les risques, identifiés par les associations et les bilans mitigés d'expérimentations à l'étranger, appellent à la prudence", estime le maire UDF de Sceaux.
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Photo : André Santini et Philippe Laurent (à sa droite) en 2003 - www.environnement-villes.com - copyright studio Buissière-Rosny 93

