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mercredi 13 septembre 2006

Pénurie de places de crèche à Courbevoie. Chronique d'une insuffisance annoncée.

Combien de parents sur Courbevoie, n’ont pas trouvé de place en crèche, pour la rentrée 2006? En 1999, lors du dernier recensement, Courbevoie comptait 70.000 habitants. Aujourd’hui, même si les chiffres du renouvellement de la population sont prudemment tus par la municipalité, on peut l’estimer entre 90 000 et 95 000 personnes. C’est une véritable explosion démographique.

Or, parmi les nouveaux habitants, la proportion de jeunes parents est particulièrement forte. Pour faire face à cette évolution, la mairie aurait dû faire de l’accueil des petits une priorité, s’inscrivant dans un vrai projet pour la ville…

Comme à son habitude la mairie n’a su ni prévoir, ni mettre sur pied un véritable projet adapté à la situation.

En effet, dans leur très grande majorité, les crèches qui existent à Courbevoie ont été construites dans le cadre de Zones d’Aménagement Concertées (ZAC). Cela signifie qu’elles s’inscrivent dans une obligation légale qui s’impose aux promoteurs lors de l’aménagement de ces zones. Autrement dit : c’est le strict minimum légal !

La mairie de Courbevoie aurait pu peser sur les aménageurs pour que ce minimum soit revu à la hausse. Mais par absence d’anticipation et par complaisance vis-à-vis des promoteurs, elle n'a pas jugé bon de négocier. Loin de considérer que l’accueil de la petite enfance fait partie de ses missions propres, elle se repose systématiquement sur le privé.

Toutes les crèches ouvertes récemment à Courbevoie l’ont été par des prestataires privés ayant un but lucratif, avec ou sans délégation de service public. L’une des crèches municipales de Courbevoie, Le Petit Prince, a été fermée cet été. Cette crèche située dans le Faubourg de l’Arche, quartier où les familles avec enfants en bas âge sont particulièrement nombreuses, était très bien équipée. et disposait d’un beau jardin dans le parc du millénaire. La raison invoquée pour fermeture du Petit Prince est « les problèmes de recrutement de personnel ».

Mais comment comprendre que les nouvelles structures d'accueil privées, dont l’objectif est de faire des bénéfices, puissent recruter et retenir leur personnel, et que la mairie n’y parvienne pas ? La réponse est que la mairie ne met pas en place suffisament de moyens pour assurer un service public de la petite enfance, contrairement à ce qu'elle prétend éhontément dans le dernier journal municipal.

Plus d'informations

Parti Socialiste de Courbevoie

dimanche 10 septembre 2006

Quelle est la population de Courbevoie ? Plus de 90 000 habitants ?

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Le dernier recensement de la population française a eu lieu en 1999. Depuis cette date et jusqu'au prochain recensement général qui aura lieu en 2008, l'INSEE mène des enquêtes sur des échantillons de population. Ces enquêtes ciblées permettent, entre deux recensements généraux, de donner des estimations de l'évolution de la population de chaque commune. Cependant, ces estimations ne sont rendues publiques qu'a la demande de la mairie de la ville concernée.

Or Courbevoie est la seule ville des Hauts de Seine à ne pas avoir d'estimations de population. Pourquoi ?
Des calculs fondés sur le nombre très important de nouveaux logements construits (le quartier de l'Arche qui n'existait pour ainsi dire pas en 1999, nombreuses nouvelles résidences dans le quartier de Bécon...) laissent penser que la ville de Courbevoie aurait accueilli plus de 20 000 nouveaux habitants en l'espace de 7 ans ! La population courbevoisienne passerait ainsi de moins de 70 000 à plus de 90 000 habitants ! La mairie de Courbevoie ne semble pas vouloir que ces chiffres soient connus, car ils révèleraient la croissance démographique non-maitrisée de la ville.

Cette nouvelle population est une richesse pour la ville. Encore faut-il que les équipements adéquats soient construits. Ainsi tous les ratios équipements/population présentés par la mairie de Courbevoie sont en décrochage avec la réalité, car ne prenant pas en compte cette explosion démographique. Le manque d'equipement est d'ailleurs de plus en plus prégnant dans la ville, et singulièrement dans le quartier flambant neuf du faubourg de l'Arche.

Alex Berasategui

www.ps-courbevoie.com

vendredi 17 mars 2006

Eau : L’UFC–Que Choisir répond au président du SEDIF

Ufc

Prix de l'eau : les mauvais comptes du Syndicat d'Ile de France
Communiqué de presse UFC–Que Choisir – 14 mars 2006

Le 9 mars, le Syndicat des eaux d'Ile de France (SEDIF) a critiqué l'étude que l'UFC-Que Choisir a consacrée au prix de l'eau.
Notre étude fait apparaître que le prix facturé au consommateur situé sur le territoire du SEDIF est 2,5 fois plus important que son prix de revient, soit un taux de marge de 59 %.
L'UFC-Que Choisir constate la profonde indigence des critiques du SEDIF :

1- Notre étude retient un volume d'eau de 201 millions de mètres cube alors que le SEDIF se base sur un volume produit de 270 millions de mètres cube. Cet écart provient du fait que nous avons considéré la consommation résidentielle sur le territoire du syndicat en écartant, par exemple, les volumes vendus en gros aux entreprises et les volumes vendus hors territoire (qui ne concernent pas les usagers domestiques du SEDIF). Les coûts ont ensuite été calculés sur cette base afin de rester cohérents. Si nous avions intégré les volumes en gros, les coûts fixes auraient été amortis sur un volume plus important et le prix de revient aurait été plus bas. En d'autres termes, si on avait suivi le raisonnement proposé par le SEDIF, la surfacturation aurait été encore plus élevée !

2- Le SEDIF évalue à 3,6 centimes au mètre cube le coût de l'énergie contre 2 centimes pour notre étude. La belle affaire : dans ce cas le taux de marge passe de 59,6 % à 59,0 % !

3- Le SEDIF annonce un amortissement de 35 millions d'euros pour les ouvrages de production contre 8 millions pour notre étude. Contrairement à notre étude, le syndicat ne précise ni son taux d'endettement, ni son taux de subvention, ni sa durée d'amortissement, ni même la ventilation poste par poste. Cette technique éculée, qui consiste à jeter en pâture un grand chiffre « globalisant » d'investissement, témoigne de la grande opacité des comptes du syndicat.

4- Curieusement, le SEDIF n'apporte aucun commentaire relatif à l'amortissement du réseau de tuyaux qui représente pourtant le poste de coût le plus important.

Las de répondre à des critiques d'une grande pauvreté, Alain Bazot, Président de l'UFC-Que Choisir, « rappelle que les usagers ont droit à la transparence du prix de l'eau » et « juge bien peu opportuns les propos de Monsieur André Santini tentant de jeter le discrédit sur les études réalisées par son association, plutôt que de répondre à notre demande de rendre publique sa propre restitution détaillée des coûts » comme cela lui a été demandé par courrier du 8 février, ajoutant que « les franciliens sont fondés à considérer qu'ils sont victimes d'une surfacturation de leur consommation d'eau ».

mardi 13 septembre 2005

Les Hauts-de-Seine en chiffres : les collèges et le pôle universitaire Léonard de Vinci

LeonarddevinciLe conseil général des Hauts-de-Seine a notamment la responsabilité de la construction et de la rénovation des collèges. Il finance aussi l'équipement et les travaux d'entretien des établissements secondaires.
Dans notre département, ce sont 94 collèges publics et 44 collèges privés, pour 55.000 élèves dans les collèges publics et 17.500 dans le privé.

Le budget consacré en 2005 aux "actions scolaires" par le conseil général est de 122 millions d'euros.

Mais hors de son champ d'action normal, le conseil général finance le Pôle universitaire Léonard de Vinci, dite "Fac Pasqua". Cette université privée est un gouffre financier qui coûte au département entre 20 et 30 millions d'euros par an, après un coût de construction de 200 millions d'euros au moment de son ouverture en 1995. Le conseil général consacre autant d'argent pour cette fac que pour tous les collèges des Hauts-de Seine.

(photo : Pôle universitaire Léonard de Vinci)

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