Hier à 23h30, nuit du 13 au 14 juin 2007, chez nous à Clichy (92) ma fille, 9 ans, vient me réveiller dans ma chambre, "maman, j'arrive pas à dormir, je veux dormir avec toi", je lui réponds:"non, maintenant je dors et toi tu vas te recoucher" mais l'enfant mécontent hurle et les petits jeunes nouvellement installés dans la cour aux cris de ma fille, appellent la police...
Dans les 5 minutes, alors que ma fille et moi même nous nous sommes rendormies, on tambourine à tout-va sur ma porte "Police, ouvrez".
J'enfile rapidement un peignoir et ouvre ma porte, là, une lumière très violente m'aveugle, je demande à plusieurs reprise que l'on baisse cette lampe dirigée dans mes yeux qui me permet à peine de distinguer les 7 policiers qui se tiennent là et me disent qu'ils veulent voir ma fille.
L'un d'eux me pousse déjà pour entrer dans mon appartement, calmement je lui signale qu'ils n'ont pas le droit d'y pénétrer, mais qu'il n'y a aucun problème, je vais aller réveiller ma fille pour qu'ils la voient et discutent avec, je leurs demande de patienter dehors et tente de refermer ma porte, le pied d'un policier vient s'y intercaler, je pars réveiller ma fille.
Ma fille déjà réveillé par leur vacarme a peur, elle me demande ce qui se passe, je la rassure "il y a des personnes qui souhaitent te parler" comme elle est nue elle cherche une culotte et une chemise pour s'habiller.
Mais les policiers n'ont pas voulu attendre, ils ont déjà investit l'appartement, ils m'attrapent par les poignets et me font sortir de la pièce pour s'enfermer avec ma fille dans sa chambre. J'ai mal aux poignets tellement ils serrent fort, l'un des policiers veut que je le frappe et l'autre me jette sur mon lit, mon peignoir s'ouvre et il me demande de me rhabiller, derrière la porte ma fille pleure.
Je me relève en leur demandant de sortit de chez moi, qu'ils n'ont aucun droit de faire ça, qu'ils ne peuvent pas séquestrer ma fille et que je veux être près d'elle, ils rient, ils disent que ce n'est pas bien rangé chez moi et sur le pallier, l'un deux allume la lampe près de la fenêtre, commençe à inspecter ma chambre qui est aussi mon salon et lit les papiers qui trainent.
En espérant que mes cris avertiront mes voisins qui me connaissent tous je me mets alors à hurler "sortez de chez moi, vous n'avez aucun droits d'être ici, je vais porter plainte" mais personne ne vient et j'apprendrais le lendemain que tous mes voisins sont sur le palier à tenter de calmer les flics qui sont dans l'immeuble!
Je dis que je vais téléphoner à mon avocat et j'appelle un ami pour lui demander conseil et lui faire part du délire que je suis entrain de vivre, cela calme les policiers. Pendant ce temps, ils interrogent ma fille et si elle refuse de parler en la menaçant d'emmèner sa mère avec eux au commissariat ils lui demandent de décliner son identité, ou habite son père et si je la frappe souvent!
Au bout d'environ un quart d'heure, ils reviennent et me menacent d'une enquête sociale, me disent qu'ils feront un rapport, je leur dis de faire ce qu'ils veulent, que pour ma part je me passe de leurs sevices et je leur demande à nouveau de sortir de chez moi pour continuer la conversation dehors, ils refusent à nouveau. Comme rien ne peut m'être reproché, au final, ils invoquent le tapage nocturne!
Voila, ils s'en vont, je suis totalement attérée, je me dis qu'aujourd'hui, entre deux tours des législatives la police se croit déjà tout permis, et que cela ne présage rien de bon pour çeux qui seront vraiment dans l'embarras ou n'auront pas les papiers adequats. Que la police n'est là que pour semer violence et baffouer les droits, que ce sont des imbéciles rétrogrades sans aucune formation ni sur le droit ni sur la psychologie et je pense paix et amour pour tous face à tant de violence.
Mes voisins, encore sous le choc de la nuit sont presque tous venus m'apporter leur soutien aujourd'hui et m'ont dit que 3 voitures en bas de l'immeuble réunissait nationale, municipale et Bac...ils m'ont spontanément proposés de témoigner si besoin, la police les ayant empêchés de venir chez moi me soutenir, cela m'a réchauffé le coeur car je me suis cru très seule.
ALM
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