Le Conseil général gérait, en 1990, 73 crèches. Aujourd'hui, il n'en gère plus que 22. Depuis 15 ans, le Département a transféré massivement la gestion des crèches aux communes. Cela lui permettra de faire supporter, aux villes, le coût de ces établissement d'accueil de la petite enfance.
Les villes de gauche des Hauts-de-Seine avec les groupes d'élus socialistes, communistes et verts du Conseil général ont interpellé Nicolas SARKOZY, afin de connaître la position du Conseil général quant à une répartition plus équitable des coûts de gestion.
"...Le coût engendré par un tel transfert (dans les conditions actuelles d’engagement du Conseil général) induira de facto des dépenses considérables pour les villes concernées, ralentissant, voire interdisant toute création de nouvelles structures d’accueil. Pourtant, très nombreuses sont les familles en attente d’un mode d’accueil leur permettant de concilier leur vie familiale et professionnelle, tout en contribuant au développement éducatif de leur enfant..."
La réponse de Nicolas Sarkozy (en date du 20 octobre 2006) est explicite : "Le Conseil général ne peut, actuellement, alors que pèse sur son budget le coût intégral de 22 établissements, intervenir en fonctionnement à parité avec les villes et verser une subvention supplémentaire pour la gestion et l’organisation des structures, ainsi que vous le demandez. Dès lors que la municipalisation des crèches aurait été généralisée, il pourrait être envisagé que le Département s’engage à calculer son financement sur de nouvelles bases."
Philippe LACROIX, maire-adjoint socialiste de Nanterre "regrette cette position qui obère actuellement les capacités de développement de nouveaux établissements dans nos villes. Notons néanmoins que la porte n'est pas fermée à la négociation de nouvelles modalités de participation financière du Département mais qu'il nous faudra attendre, encore de nombreuses années. Cela est fortement dommageable pour les altoséquanais."


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