Je me suis déclaré, auprès du mon mouvement, candidat à la candidature pour les régionales 2010, en Ile-de-France.
Quand
je me suis engagé auprès de François Bayrou en 2007, quand j'ai
participé à la création du Mouvement Démocrate, c'est à une refondation
politique, à une nouvelle façon de s'investir pour le bien commun que
je me suis attelé ; c'est à une rénovation que j'adhérais.
Impliqués
dans la vie civile et citoyenne, engagés de différentes façons à
"changer le monde" et décidés à le rendre plus démocrate, plus social
et plus durable, nous sommes de nombreux citoyens à poursuivre ce
chemin essentiel qui nous anime.
Il
est bon que la politique ne soit pas réservée aux professionnels de la
politique. C'est un objectif démocratique. C'est pourquoi je fais ce
choix.
Nous sommes aussi nombreux à vouloir sans toujours pouvoir.
Combien, en effet, ont perdu espoir ? Combien n'y croient plus parfois ?
Mais combien de français, combien de franciliens souffrent d'une société de plus en plus injuste ?
La
voie tracée par le MoDem n'est pas facile. Elle est rendue d'autant
plus compliquée que la vie politique n'est pas un long fleuve
tranquille. Mais pour chacun de nous, la vie elle-même l'est-elle ?
Se
battre pour une société, une région, plus juste et plus humaine, est un
engagement. Il s'agit de combattre un système politique qui laisse aux
plus forts toutes les chances et aux plus démunis les restes d'une
société en crise.
Nous
savons, nous, dans les Hauts-de-Seine, la façon dont ce système a été
verrouillé, réservant à un clan les décisions, les choix et les
"bidouilles" ; se satisfaisant finalement de la loi du plus fort. Cette
conscience là nous invite à éviter qu'une région ne sombre dans les
mêmes dérives.
Si
le sarkozysme est un système, le sarkozysme est aussi une politique qui
oppresse, renie nos valeurs républicaines, moque le vivre ensemble,
coûte chère tout en ne résolvant rien.
Nous ne pouvons nous résoudre à ça.
Or, il s'est passé quelque chose le mois dernier :
la volonté populaire a pris le dessus sur des agissements choquants qui
laissent aux puissants et aux bien-nés le pouvoir de décider à notre
place.
Le renoncement d'un fils ambitieux, placé là par un chef d'Etat sûr de son pouvoir et de ses courtisans, est
un tournant important du quinquennat. C'est dans les Hauts-de-Seine, à
la Défense, chez nous en somme, que la politique du copinage et de
l'arrangement a été refusée.
Cela s'appelle la démocratie et la force de l'opinion.
Quand un peuple détourne une promesse de campagne présidentielle et lance "Tout n'est pas possible, Monsieur le Président !", c'est une vague citoyenne qui l'emporte.
Quand les citoyens, debout et rassemblés, reprennent le même slogan à leur compte, c'est une promesse de renouveau : "Ensemble, tout est possible !"
(Et quand ce sont nos amis du MoDem de la Défense, Christophe Grébert, Pierre Creuzet, Martine Volard
qui mènent le ralliement, au delà des clivages de partis, on participe
activement comme je m'y suis appliqué dés le premier jour)
L'actualité nous fait signe. C'est un élan qui ravive la politique.
Hier
il fit plier le pouvoir en place, comme il y a 20 ans quand il fit
tomber les murs en musique et en cris de joie. (toute proportion gardée)
La
mobilisation pour le projet Cité des Savoirs du 21ème siècle pour l'Île
Seguin ou la campagne municipale 08 que nous animions ensemble
résultait de la même mécanique collective : s'affirmer en citoyens pour
construire.
De Berlin à la Défense en passant par l'Île Seguin, c'est la même dynamique qui doit nous inspirer.
Faire ensemble, et y mettre de la créativié, de l'enthousiasme, de l'impertinence, de l'humour aussi.
Je souhaite contribuer au rassemblement de ceux qui ont cette foi démocrate, sociale, écologique et républicaine.
Je souhaite que le Mouvement Démocrate se rassemble et se révèle, qu'il mobilise des électeurs abusés parfois par le spectacle tragi-comique de certains élus ump, ou désabusés par les errances d'une classe politique qui ne suscite plus l'espoir.
Je souhaite que le Mouvement Démocrate soit ce mouvement porteur d'une voix citoyenne et d'un engagement renouvelé.
Je
souhaite que nous portions un projet fort et alternatif, construit avec
et pour les franciliens, un projet qui voit renaître l'espérance d'une
vie plus agréable, plus juste et plus humaine.
Je
souhaite que nous menions une campagne haute en couleurs, moderne et
animée, à l'image de l'ambition que nous avons pour notre région.
Cet élan retrouvé, nous devons le communiquer aux franciliens.
L'Île-de-France est nôtre et c'est à Nous de le dire.
Sylvain CANET,
Boulogne-Billancourt, 92, Île-de-France
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