Pénurie de places de crèche à Courbevoie. Chronique d'une insuffisance annoncée.
Combien de parents sur Courbevoie, n’ont pas trouvé de place en crèche, pour la rentrée 2006? En 1999, lors du dernier recensement, Courbevoie comptait 70.000 habitants. Aujourd’hui, même si les chiffres du renouvellement de la population sont prudemment tus par la municipalité, on peut l’estimer entre 90 000 et 95 000 personnes. C’est une véritable explosion démographique.
Or, parmi les nouveaux habitants, la proportion de jeunes parents est particulièrement forte. Pour faire face à cette évolution, la mairie aurait dû faire de l’accueil des petits une priorité, s’inscrivant dans un vrai projet pour la ville…
Comme à son habitude la mairie n’a su ni prévoir, ni mettre sur pied un véritable projet adapté à la situation.
En effet, dans leur très grande majorité, les crèches qui existent à Courbevoie ont été construites dans le cadre de Zones d’Aménagement Concertées (ZAC). Cela signifie qu’elles s’inscrivent dans une obligation légale qui s’impose aux promoteurs lors de l’aménagement de ces zones. Autrement dit : c’est le strict minimum légal !
La mairie de Courbevoie aurait pu peser sur les aménageurs pour que ce minimum soit revu à la hausse. Mais par absence d’anticipation et par complaisance vis-à-vis des promoteurs, elle n'a pas jugé bon de négocier. Loin de considérer que l’accueil de la petite enfance fait partie de ses missions propres, elle se repose systématiquement sur le privé.
Toutes les crèches ouvertes récemment à Courbevoie l’ont été par des prestataires privés ayant un but lucratif, avec ou sans délégation de service public. L’une des crèches municipales de Courbevoie, Le Petit Prince, a été fermée cet été. Cette crèche située dans le Faubourg de l’Arche, quartier où les familles avec enfants en bas âge sont particulièrement nombreuses, était très bien équipée. et disposait d’un beau jardin dans le parc du millénaire. La raison invoquée pour fermeture du Petit Prince est « les problèmes de recrutement de personnel ».
Mais comment comprendre que les nouvelles structures d'accueil privées, dont l’objectif est de faire des bénéfices, puissent recruter et retenir leur personnel, et que la mairie n’y parvienne pas ? La réponse est que la mairie ne met pas en place suffisament de moyens pour assurer un service public de la petite enfance, contrairement à ce qu'elle prétend éhontément dans le dernier journal municipal.










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