Vidéosurveillance : "Les Hauts-de-Seine ont été un département pionnier" (Le Monde)
Alors que dans son rapport annuel, la CNIL s'inquiète de l'émergence d'une société de la surveillance, Le Monde rappelle dans son édition de mardi que "les Hauts-de-Seine ont été un département pionnier" en matière de vidéosurveillance. Extrait :
"La vidéosurveillance et les Hauts-de-Seine ? Une vieille et longue histoire qui remonte au début des années 1980 lorsque Patrick Balkany, alors maire RPR de Levallois-Perret, provoqua une tempête en annonçant qu'il allait faire surveiller les rues de sa ville par des caméras. Une décision qui déchaîna manifestations et pétitions et amena à la saisine de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL).
C'est un autre élu du département, Charles Pasqua, alors ministre de l'intérieur, qui a donné à la vidéosurveillance son cadre législatif avec la loi du 21 janvier 1995. Par la suite, M. Pasqua, président du conseil général des Hauts-de-Seine, encouragera l'installation de caméras de surveillance à l'aide de subventions départementales jusqu'à les inscrire dans les contrats locaux de sécurité.
D'Asnières à Antony, villes UMP, les caméras ont poussé le long des rues et des places publiques au fil des ans. Au risque de se retourner contre leurs promoteurs : en février 2004, le directeur de cabinet du maire UMP d'Asnières est surpris en train de visionner les images retransmises depuis les rues de la ville pour reconnaître des colleurs d'affiches de l'opposition municipale (..)".



Les commentaires récents