Le 25 avril 2006 se réunissait la Commission locale d'information et de surveillance de l’usine d’incinération TIRU ; l’association Val-de-Seine Vert y était représentée et livre sur son site un compte-rendu et une analyse globale des évènements :
« Le 28 mars, Val-de-Seine-Vert demandait que soit réunie rapidement la Commission locale d'information et de surveillance (CLIS) de la T.I.R.U. Cette réunion a finalement eu lieu le 25 avril ; aucun document préparatoire n'avait été transmis à l'avance aux associations ce qui rendait plus difficile le dialogue avec l'exploitant (TIRU) et le propriétaire (SYCTOM) ; de ce fait, et en dépit de la bonne volonté de tous, des imprécisions, des interrogations et des incompréhensions demeurent.
Depuis le 31 décembre, l'usine du quai de Stalingrad, celle que tout le monde appelle "la TIRU" est hors la loi parce qu'elle ne répond plus aux exigences sanitaires d'aujourd'hui. Mise en service en 1965, cette quadragénaire n'a jamais été capable de répondre aux exigences de qualité et de quantité de rejets que la Loi et les règlements imposent désormais.
Son remplacement par une usine capable de respecter ces règles, qui visent à limiter les risques pour la santé du public, n'aura lieu qu'à la fin de l'année prochaine. A cause de cette programmation défaillante, une période de transition s'est donc ouverte. Ses 3 premiers mois n'ont pas été le début d'un "long fleuve tranquille". Ils ont été perturbés par deux événements majeurs :
La prolongation de l'exploitation en dépit des risques sanitaires;
L'incendie inexpliqué du 12 mars.
La prolongation de l'exploitation
La Compagnie parisienne de chauffage urbain (CPCU) qui chauffe plusieurs hôpitaux et bon nombre d'immeubles à proximité a elle aussi mal planifié le renouvellement de ses installations et se trouvait incapable d'assurer en janvier et février un chauffage suffisant en cas de grand froid. Cela a obligé l'Etat à réquisitionner l'usine pour la période allant du 28 décembre au 28 février.
Pendant ces deux mois, l'usine devait conserver une activité permanente réduite lui permettant de monter très vite en pression en cas de forte baisse des températures. C'est ce qu'il a fallu faire pour 14 journées entre fin décembre et le 4 février.
L'arrêt progressif (et définitif) des quatre "fours" a eu lieu les 20/21/22 février aboutissant, selon les termes même de l'exploitant, le mercredi 22 février à 24 h à un "arrêt total des émissions gazeuses."
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